Université Sorbonne Paris Cité - Orange Day Champion 2017


Comment s’est opérée, au sein de votre structure, la prise de conscience liée à la nécessité d’agir contre les violences faites aux femmes ?


Dès 2013-2014, le réseau Égalité prend conscience de l’importance de travailler sur le harcèlement sexuel, dans la lignée des travaux du collectif Clasches et du vadémécum rédigé par Clasches, l’Anef et la CPED, CPED (conférence permanente des chargé-e-s de mission Égalité et Diversité des universités) avec laquelle nous travaillons sur cette question. Par ailleurs, établir un dispositif au niveau de la communauté universitaire USPC, qui commençait à s’installer à l’époque,  nous a semblé un niveau d’engagement  pertinent permettant d’une part d’accéder à certains financements et d’autre part d’impulser une dynamique plus collective apportant des synergies d’actions entre les établissements de la communauté.  


Pouvez-vous nous décrire une ou deux initiatives que vous mettez en place et qui vous tiennent particulièrement à cœur ?


Le dispositif phare est un dispositif externalisé d’accompagnement des victimes du harcèlement sexuel par une association extérieure (l’institut en santé génésique) avec laquelle nous avons un partenariat. Par ce dispositif externalisé, la parole est plus aisée afin de lever les craintes vis-à-vis de ses professeur.e.s, de sa hiérarchie, de ses collègues… selon les situations. Cette association est très axée « santé » ce qui était aussi intéressant pour nous afin de progressivement sensibiliser les UFR de médecine de nos établissements. Autour de ce dispositif phare, nous déployons de très nombreuses actions d’information, de sensibilisation et de formation de l’ensemble des acteurs et actrices de l’université : personnel administratif, personnel de l’enseignement et de la recherche, instances élues, étudiant-e-s… De même, une vaste campagne de communication a été lancée avec des affiches, guides et infographie.


Quels sont vos projets pour l’avenir ?


Le dispositif a été lancé il y a un an et demi et donc nous sommes dans une phase où l’urgence est sa montée en puissance et sa pérennité budgétaire. Nous investissons aussi plus particulièrement les UFR de Médecine pour y travailler des actions plus spécifiques, ce chantier est prioritaire. Par ailleurs, d’autres axes sont en projet : par exemple, la sensibilisation plus ciblée des associations étudiantes ainsi que  la situation particulière des cas de harcèlement sur les lieux de stage et d’apprentissage notamment pour les étudiant-e-s en filière professionnelle. Bref, les projets ne manquent pas ! Et nous pourrons avancer seulement avec un engagement politique et financier ferme de nos établissements et des politiques publiques.

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