Retour sur la première Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit

Retour sur la première Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit

Retour sur la première Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit

Pourquoi une Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit ?

 

Adoptée le 19 juin 2015 par l’Assemblée générale des Nations unies, la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflit entend sensibiliser sur la nécessité de mettre un terme à la violence sexuelle en temps de conflit, rendre hommage aux victimes et aux survivantes des violences sexuelles dans le monde, ainsi qu’à toutes celles qui se sont battues pour l’élimination de ces crimes.

 

Cette journée s’inscrit dans la continuité de la résolution 1820 adoptée le 19 juin 2008 par le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui rappelle que la violence sexuelle dans les conflits est un crime de guerre et qui exige des parties à un conflit armé qu’elles prennent des mesures appropriées pour protéger les civils contre cette violence.

 

Qu’entend-on par « violence sexuelle en temps de conflit » ?

 

Le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée, le mariage forcé et toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable perpétrée contre les femmes, les hommes, les filles ou les garçons, liée directement ou indirectement à un conflit.

 

Quelles avancées ?

 

En 2016, trois décisions majeures dans la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits armés ont été rendues :

 

  • En février, un tribunal national du Guatemala a condamné deux anciens officiers de l’armée pour des faits de violence sexuelle lors de la guerre civile dans le pays. Pour la première fois dans le monde, une juridiction nationale s’est penchée sur des accusations d’esclavage sexuel dans le cadre d’un conflit armé grâce au travail mené par des organisations de femmes auprès de femmes autochtones pour les aider à élaborer leurs dossiers de plainte.
  • En mars, la Cour pénale internationale (CPI) a rendu sa première condamnation pour des crimes sexuels et basés sur le genre. Trois juges féminins ont présidé l’audience à laquelle comparaissait l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, grâce à une participation des femmes victimes et témoins de République centrafricaine.
  • En mai, au Sénégal, les Chambres africaines extraordinaires ont condamné l’ancien président du Tchad, Hissène Habré, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, y compris des faits de viol et d’esclavage sexuel. C’est la première fois qu’un ancien chef d’État est tenu personnellement responsable d’actes de viols considérés comme des crimes internationaux. Cette condamnation a été rendue possible grâce aux témoignages de femmes et à la détermination des juristes, des avocates et avocats des victimes, des défenseuses et défenseurs des droits humains et des organisations de la société civile au niveau local et international.

Ces jurisprudences historiques doivent être saluées ainsi que le rôle central dans ces cas de femmes juges, procureures, témoins et victimes.

onufemmes

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