Participation aux espaces de décision

« A vote for democracy », concours photo UN4U 2014. © UN Muhammad Dwi Prayoga 

Les femmes sont sous représentées dans les espaces de décision

 

Alors que les Nations Unies fixent à 30% le minimum de femmes permettant une véritable prise en compte de leurs besoins dans la définition des politiques publiques, elles ne représentaient que 22% des parlementaires nationaux au niveau mondial au 1er janvier 2015. A la même date selon le décompte d’ONU Femmes, seuls 10 chefs d’Etats et 14 chefs de gouvernement étaient des femmes. Les femmes sont confrontées à deux sortes d'obstacles en ce qui concerne leur participation à la vie politique. D'une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent encore aujourd'hui leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique. D'autre part, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts professionnels déterminants pour l’évolution de leur carrière et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes

Pour répondre à ces défis, ONU Femmes aide les femmes qui souhaitent exercer un mandat politique à développer leurs compétences et organise des programmes d'éducation civique et de sensibilisation des électeurs à l'égalité des sexes. Elle soutient les défenseurs de l'égalité des sexes en appelant les partis politiques, les gouvernements et d'autres parties prenantes à assumer leur part de responsabilité dans l'autonomisation des femmes. D'autres initiatives visent à encourager les jeunes à défendre l'idée que les mesures en faveur de l'égalité des sexes doivent occuper une place centrale dans l'élaboration des politiques publiques.

ONU Femmes milite en faveur de nouvelles législations nationales et de réformes constitutionnelles garantissant le juste accès des femmes à la vie politique, que ce soit comme électrices, candidates, élues ou membres de la fonction publique. ONU Femmes travaille avec les équipes de pays des Nations Unies et avec la société civile à des programmes de gestion du processus électoral afin de faire respecter les droits des femmes, notamment leur droit de voter et de mener leur campagne sans subir de violence.

 

En Tunisie, la Constitution entérine l’égalité des sexes

En Tunisie, après des mois de protestations au cœur du Printemps Arabe, l’Assemblée constituante a finalement adopté une nouvelle Constitution le 26 janvier 2014.

Celle-ci constitue une véritable avancée pour l’égalité femmes - hommes : le texte consacre des libertés et droits déjà acquis et les complète. C’est un grand pas en avant, d’autant plus que cette Constitution va plus loin que celles de beaucoup de pays occidentaux : la parité et l’égalité au sein des assemblées élues y ont été inscrites à l’article 46, ainsi que la nécessité de lutter contre les violences faites aux femmes et l’égalité des chances en matière d’exercice des responsabilités. L’égalité en droits et devoirs entre les femmes et les hommes a pu être votée également.

Toutes ces avancées ont été réalisées avec le soutien d’ONU Femmes qui a contribué avec la société civile au plaidoyer en faveur de l’égalité des sexes. ONU Femmes a particulièrement travaillé à l’identification d’arguments forts en faveur des droits des femmes avec l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (AFTD). L’organisation a aussi soutenu le Centre de Recherche, d’Etudes de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF) pour l’organisation d’événements de plaidoyer, notamment sur l’inscription du principe de parité dans la Constitution. Elle s’est aussi associée au Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance pour échanger avec d’autres partenaires sur le rôle des femmes dans l’élaboration de cette constitution durant l’année 2013.

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