Lutte contre les violences faites aux femmes

Novembre 2014, aux Iles Salomon. De nombreuses personnes se sont réunies et mobilisées afin de célébrer la Journée internationale pour la lutte contre les violences faites aux femmes. © UN Women

La lutte contre les violences faites aux femmes : un enjeu majeur

Le Comité ONU Femmes France a établi différents axes d’actions parmi lesquels la lutte contre les violences faites aux femmes.

Les violences faites aux femmes désignent « Tout acte de violence sexiste qui cause ou est susceptible de causer à la femme une atteinte à son intégrité ou une souffrance physique, sexuelle ou psychologique, y compris la menace d’un tel acte, la contrainte et la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».

Les violences faites aux femmes sont multiples. Elles existent aussi bien dans la sphère privée (violences domestiques, conjugales, mariages précoces et forcés, mutilations génitales féminines) que publique (viol, harcèlement sexuel, traite, prostitution). Les violences sexuelles deviennent dans certains contextes des armes de guerre et le corps des femmes devient un enjeu politique. Partout, la persistance d’attitudes et de comportements perpétuant les stéréotypes de genre entraîne la stigmatisation des victimes et des survivantes, notamment par leurs proches. Trop souvent les auteurs des violences ne sont pas punis par la justice.

La lutte contre les violences faites aux femmes est consacrée par de nombreux accords internationaux. En dépit des efforts considérables déployés par de multiples pays pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, cette violation fondamentale des droits des femmes persiste.

Dans le monde, une femme sur 7 est victime de violences, 100 millions de filles ont subi des mutilations génitales et 60 millions sont mariées avant l’âge de 15 ans. En France, en 2012, 148 femmes sont mortes de violences conjugales, 16% des femmes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie et moins d’une femme sur cinq le déclare à la police ou à la gendarmerie. La dernière étude du centre Hubertine Auclert portant sur les femmes franciliennes victimes de violences a établi diverses recommandations concernant en particulier l’amélioration des dispositifs d’accueil des victimes. Le Haut Conseil à l’Egalité, dans un avis datant de mars 2015, estime qu’en France 100% des utilisatrices des transports en commun ont été victimes au moins une fois dans leur vie de harcèlement sexiste ou d’agressions sexuelles.

 

Le Kosovo : un exemple d’action concrète pour mettre fin aux violences fondées sur le genre

Femmes déplacées au Kosovo  © ONU Femmes

Au Kosovo, les femmes et les jeunes filles appartenant à des groupes minoritaires (roms, ashkali, égyptiennes et serbes), sont victimes d’inégalités fondées sur le genre qui aggravent leur marginalisation socio-économique, politique et culturelle.

Le projet d’ « Autonomisation des communautés minoritaires au Kosovo pour lutter contre la violence fondée sur le genre » a pour but de former des assistantes juridiques qui fournissent aux victimes et victimes potentielles un accès rapide et sûr à des services juridiques et de santé. Ces services sont dispensés dans des espaces sécurisés où les bénéficiaires ont également accès à des formations telles que l’alphabétisation ou les nouvelles technologies de l’information… Parallèlement, des actions de sensibilisation sont menées dans les écoles et auprès des jeunes afin de prévenir les risques de violences faites aux femmes et aux jeunes filles.

 

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